Paintings and paper works

A Constructed World’s recent paintings attempt a transition between mediums; performance, rehearsal, video and painting, where one takes on the quality of the other. Rather than displaying interest in the inherent qualities of painting these works show how one can inhabit the other and interpret liveness and performativity. Installed over a large Paper Room, made over four years with the group Speech and What Archive, this room tests out the spatio-temporal potential of painting.

Speech and What Archive is a group of artists, curators, an art historian, writer and philosopher invited together by ACW in 2009, including Fabien Vallos, Matthew Rana, Clémence de Montgolfier, Sébastien Pluot, Anna Hess, Marie Gautier, Fabrice Reymond, Etienne Bernard and Yann Sérandour.

“We still don’t know how to assemble, in a single, visually coherent space, all the entities necessary for a thing to become an object.”- Bruno Latour
“Comment devenir récepteur sans pour autant projeter nos propres idées, ou notre propre inconscient dans ce que nous sommes censé recevoir ? Au fil de nos séances, nous avons résumé nos échanges sur de grandes feuilles de papier, pour en conserver des traces. Et sans doute aussi afin, un jour, d’essayer d’en faire un support de travail. Quand nous nous sommes attelés à ces supports pour essayer d’y voir plus clair, il nous a semblé évident que la télépathie est plus une affaire de réception que d’envoi, ou tout du moins que c’est dans la réception que ce joue le plus intéressant. A San Francisco, quelques mois auparavant, nous avions tenté d’établir des échanges télépathiques avec l’Australie. De retour en France, c’est sur ces échanges que nous avons travaillé, mais quelle surprise quand nous avons réalisé que ce sur quoi nous pensions travailler, à savoir ce qu’ils avaient reçu en Australie de notre envoie, n’était en faite que l’analyse de ce nous avions reçu quelques jours avant. La télépathie est, en effet, une affaire de réception et malgré cette erreur, il est excitant de voir à quel point par l’intermédiaire de l’analogie, nous trouvons le moyen de donner sens à ce qui jusqu’alors relevait plus de l’absurde que du réel.”- Marie Gautier